Qu’est-ce qu’une épitrochléite ?
Il s’agit de l’atteinte douloureuse de l’épitrochlée qui est une saillie osseuse à la face interne du coude. Cette pathologie est plus fréquente entre 40 et 50 ans. On la surnomme le coude du golfeur par opposition au tennis elbow, mais la cause en est diverse, et cette pathologie peut se voir chez des patients ne pratiquant aucun sport.
L’épitrochléite s’associe souvent à un syndrome de compression du nerf cubital qui passe à proximité.
La douleur spontanée est localisée à l’épitrochlée, elle est interne et n’irradie pas dans l’avant-bras. A l’examen, elle est retrouvée au niveau de la face antérieure de l’épitrochlée. Le diagnostic clinique
repose sur deux tests :
– D’abord la recherche de la reproduction fidèle de la douleur lors de la flexion du poignet contre
résistance, le coude restant en extension,
– Puis le test dit de “pronation contrariée” qui est occasionnellement douloureux.

Quels sont les examens complémentaires nécessaire au diagnostic ?
La radiographie simple est utile pour vérifier qu’il n’y a pas d’autres causes de douleur, mais habituellement ne montre pas d’anomalie. Il n’y a pas nécessité de faire d’autres examens complémentaires en dehors des cas où une compression du nerf cubital serait associée. Dans ce cas, on complète le bilan par un électromyogramme.
Quels sont les différents traitements médicaux et chirurgicaux ?
Le traitement est essentiellement médical. Il utilise des antalgiques et les anti-inflammatoires. Ces
médications sont associées systématiquement à la rééducation par massages dits transverses
profonds de l’insertion des fléchisseurs sur l’épitrochlée, ainsi qu’à des ultrasons et à l’ionisation.
Les infiltrations de corticoïdes au niveau de l’insertion des fléchisseurs sont un traitement très efficace.
La modification du poste de travail, lorsque cela est possible, et la modification des gestes sportifs avec changement de matériel, peuvent être utiles.
Le traitement chirurgical n’est proposé que très exceptionnellement et dans certains cas très particuliers. Il consiste en une libération de l’insertion des tendons fléchisseurs associée selon les cas
à une libération du nerf cubital.