Qu’est-ce que la coxarthrose ?
C’est le terme qui désigne l’arthrose de l’articulation de la hanche. Il s’agit d’un processus d’altération du cartilage lié au vieillissement d’origine mécanique aboutissant à l’usure complète de l’articulation, se caractérisant par un contact os contre os douloureux.

Quelles sont les causes de la coxarthrose ?
– Les coxarthroses primitives : dans 50 % des cas, l’usure survient sur une hanche normale. Les premiers symptômes apparaissent en général vers 60 ans.
– Les coxarthroses post-traumatiques : surviennent après une fracture du cotyle (demi-sphère creuse du bassin qui reçoit la tête), une fracture de la tête fémorale, une luxation, une fracture du col fémoral.
– Les malformations luxantes de la hanche : le cotyle qui reçoit la tête fémorale, n’est pas assez creusé. Au pire, la tête fémorale ne peut pas rentrer dans le cotyle, réalisant ainsi une luxation congénitale de la hanche. Au mieux, il existe une simple découverture de la tête qui passera longtemps inaperçue, mais qui aboutira à une arthrose.
Quels sont les signes ?
Le maître-symptôme est la douleur : elle se situe d’abord au niveau de l’aine, apparaissant au bout de quelques heures de marche, puis quelques minutes, puis devient permanente et réveille le patient la nuit. La douleur irradie souvent vers la cuisse et le genou. (une douleur du genou peut ainsi parfois révéler une coxarthrose !)
La raideur : elle peut devenir une gêne quotidienne, avec impossibilité de mettre ses chaussures ou ses chaussettes, et peut-être à l’origine d’une attitude vicieuse entraînant une boiterie à la marche.
Comment voit-on l’arthrose de la hanche à la radiographie :
Sur les radiographies standards, seul l’os est visible. L’épaisseur de cartilage se traduit donc comme un « vide » entre le cotyle et la tête fémorale. L’arthrose se traduit donc comme une disparition de ce vide entre les 2 os, donnant ainsi un pincement articulaire. Du fait de ce frottement os contre os, il se produit des ostéophytes (ou becs de perroquet), et des modifications localisées de la trame osseuse (ostéocondensation, géodes).

Quel est le traitement ?
Comme toute arthrose à son début, il faut d’abord recourir aux traitements simples : antidouleurs, anti-inflammatoires, kinésithérapie, repos lors des crises aigües.
Progressivement, ces moyens de traitement vont devenir inefficaces, et la douleur permanente. L’utilisation d’antalgiques majeurs risque d’être mal supportés, et peuvent être responsables d’effets secondaires non souhaités (nausées, baisse de l’appétit, constipation, vertiges pouvant augmenter le risque de chute). Le traitement doit devenir plus agressif :
– Les infiltrations cortisonées et la viscoinduction : rarement utilisées, elles doivent être faites dans des conditions strictes d’asepsie et sous contrôle radiographique.
– La prothèse totale de hanche : elle reste l’intervention majeure de la
coxarthrose grâce à la fiabilité de ses résultats.