Qu’est-ce que le labrum ?
Le labrum (3), ou bourrelet acétabulaire, est l’équivalent du ménisque au niveau de l’articulation de la hanche. Il assure l’étanchéité de l’articulation, maintient une pression négative entre la tête fémorale (2) et l’acétabulum (1) créant ainsi un effet « ventouse », évitant la décoaptation de la hanche à la marche. Il permet également de mieux répartir les pressions sur le cartilage.

Comment surviennent les lésions du labrum ?
Les lésions du labrum peuvent s’oberver sur hanche normale par lésions micro-traumatiques répétées lors de la pratique intensive du sport, ou sur hanche anormale lors d’une dysplasie ou d’un conflit fémoro-acétabulaire.
La dysplasie est un défaut de couverture de la tête fémorale par le toit du cotyle : celui-ci est trop petit, pas assez couvrant entraînant une augmentation des pressions sur le cartilage. Il existe alors une hypertrophie compensatrise du labrum.
Le conflit fémoro-acétabulaire s’observe lorsque le col du fémur vient « buter » contre le bord antérieur du cotyle (acétabulum) en flexion de hanche. Le labrum se trouve alors « pincé » entre les deux structures osseuses et finit par s’abîmer.

Comment se manifeste une lésion du labrum ?
La lésion du labrum se manifeste par une douleur chronique du pli de l’aine, augmentée par la flexion forcée de hanche. Elle peut également entraîner des dérobements et des blocages.
À long terme, une lésion du labrum, surtout si elle est associée à une anomalie osseuse, peut entraîner une arthrose de hanche.
Comment fait-on le diagnostic ?
Après avoir éliminé une autre cause de douleur de hanche, on demande une radiographie standard avec des mesures précises permettant de rechercher une anomalie osseuse, puis une IRM et un arthro-scanner : scanner de la hanche après injection d’un produit de contraste dans l’articulation.
Quel est le traitement ?
Le traitement médical est basé sur le repos de l’articulation, éventuellement associé à des anti-douleurs et anti-inflammatoires. Une infiltration peut également être proposée.
Le traitement médical est basé sur le repos de l’articulation, éventuellement associé à des anti-douleurs et anti-inflammatoires. Une infiltration peut également être proposée.